La société nationale des chemins de fer français, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), a annoncé l’adoption du logiciel Agile PLM du développeur de logiciels d’impression 3D 3YOURMIND.

La SNCF utilisera la plateforme Digital Qualified Inventory pour identifier, évaluer et stocker ses données de pièces de fabrication additive dans le but de réduire les coûts et de rationaliser la production de pièces de rechange à la demande. Le logiciel d’entreprise prend en compte plusieurs paramètres des fichiers 3D, notamment le poids des pièces, les tolérances, les coûts des pièces, la récurrence d’utilisation et les contraintes de commande pour permettre aux clients de mieux gérer leurs inventaires numériques.

Laetitia Kirschner, responsable de la fabrication additive chez SNCF, a déclaré : « Cette capacité améliorée d’analyse des stocks et de sélection des cas d’utilisation contribuera à améliorer nos économies et à raccourcir considérablement nos délais. Nous sommes ravis de nous associer à 3YOURMIND et de profiter pleinement des avantages de la fabrication additive.

Maintenance de 14 000 trains

La SNCF a été fondée en 1938 et exploite chaque jour plus de 14 000 trains sur 32 000 km de voies ferrées. Avec plus de 272 000 employés dans le monde, la société affiche un chiffre d’affaires annuel de plus de 33,5 milliards d’euros. En tant que tel, il est un élément essentiel de l’infrastructure de transport de la France et ne peut tout simplement pas se permettre d’avoir des retards dans l’identification ou la production de pièces de rechange. Lorsqu’un composant du matériel roulant doit être remplacé, cela doit être fait rapidement et de manière rentable.

Malheureusement, en raison de la complexité des trains, les entreprises comme la SNCF ont souvent du mal à s’approvisionner en certaines pièces détachées, surtout si les pièces en question sont particulièrement anciennes ou obsolètes. Les données des pièces manquent souvent d’informations techniques importantes, avec des dessins 3D médiocres et des données ERP alambiquées. A cela s’ajoute le problème des coûts d’entreposage pour le stockage des pièces, ce qui rend d’autant plus problématique la production conventionnelle de pièces de rechange. C’est là qu’intervient l’inventaire numérique qualifié de 3YOURMIND.

L’inventaire numérique qualifié

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La SNCF utilisera le logiciel à des fins de suivi régulier des pièces et permettra à l’entreprise d’alimenter son stock qualifié en pièces conçues pour l’impression 3D. La fonctionnalité d’identification des pièces de la plateforme permettra également aux ingénieurs de la SNCF d’identifier et de qualifier les composants de fabrication additive en fonction de leurs matériaux et procédés.

Au vu des résultats, le logiciel de 3YOURMIND a déjà été en mesure d’identifier 10,3 % des pièces d’impression 3D pertinentes dans un pool de plus de 30 000 fichiers de pièces détachées. Cela a permis de réduire les délais de livraison des pièces de 85 %, passant de 2,5 mois à seulement 10 jours, tout en permettant à l’entreprise d’économiser des sommes importantes sur les coûts opérationnels. La compagnie ferroviaire a l’intention de faire basculer 100 références de pièces de l’approvisionnement conventionnel vers l’impression 3D chaque année pendant les trois prochaines années.

« Chez 3YOURMIND, nous pensons que pour développer et industrialiser la fabrication additive, nous devons trouver des cas d’utilisation massifs », a ajouté Stephan Kühr, PDG de 3YOURMIND. « Notre inventaire numérique qualifié permet à la SNCF d’employer la FA dans un tel cas d’utilisation, et contribuera à révolutionner l’une des industries de base du transport en France. »

Interface utilisateur 3YOURMIND Agile PLM. Image via 3YOURMIND.

Production de pièces de rechange avec impression 3D

Au-delà du secteur ferroviaire, la technologie de fabrication additive a gagné sa place de championne de la production de pièces détachées. Dans le domaine de la défense, la marine néerlandaise a investi dans un ensemble d’imprimantes 3D INTAMSYS pour améliorer ses capacités de fabrication de pièces détachées à la demande. Pour abriter les systèmes, les forces armées ont développé ce qu’elles appellent l’Additive Manufacturing Container for Defense (AMCOD), un centre de réparation mobile sous la forme d’un conteneur maritime.

Ailleurs, dans l’aérospatiale, la filiale d’Airbus, Satair, a récemment fourni à une compagnie aérienne américaine cliente ce qu’elle a appelé la « première pièce de rechange volante imprimée en métal certifiée ». La société a développé la clôture de bout d’aile A320ceo imprimée en 3D après que la pièce soit devenue impossible à obtenir auprès du fournisseur d’origine, qui avait des difficultés à fournir la version moulée du composant.

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